Affiches en État d’Urgences

Rock, vie nocturne, contre-culture

Le fonds d’archives d’État d’urgences qui nous a été remis contenait plusieurs affiches de concerts de rock (ici Gasp, Kiss et Iron Maiden) organisés en Suisse alémanique dans les années 1980. La présence de ces affiches souligne à quel point le mouvement contre-culturel est lié à ce genre de musique et aux modes de socialisation qui lui sont propres (concerts debout dans des stades, etc.)

Blick präsentiert: GASP, KISS & Iron Maiden, 71x31cm., s.l., Good News production, Impr. Walter Sprüngli AG, 31×71 cm., 1980. Fonds État d’urgences, Aff 85.

Un mouvement pour la culture et la vie nocturne

Mars 1985: une conférence de presse est organisée à l’occasion de la fermeture de la Maison du Grütli aux activités culturelles. Des membres d’État d’urgences suspendus à l’immeuble en repeignent la façade pour dénoncer l’absence de lieux de culture et de vie nocturne. C’est la première apparition publique de ce mouvement.

27 avril 1985: État d’urgences perpètre un «attentat rock» au centre commercial de Balexert.

Le collectif mène ensuite de multiples actions revendicatives (manifestations, concerts, discos, expositions, etc.) dénonçant la fermeture systématique de lieux culturels. Les autorités municipales, avec lesquelles le collectif négocient, réclament une personnalité juridique pour État d’urgences. Une association est constituée en octobre 1985.

Novembre 1985: fermeture du Bouffon, une disco, sur ordre des autorités municipales. Réouverture illégale du lieu avec le soutien d’État d’urgences.

Après son départ de la Villa Fiasko (lire ci-dessous), État d’urgences mène de front des négociations avec les autorités municipales et de nouvelles actions revendicatives (notamment les Fiaskomobiles).

En septembre 1986, les autorités mettent à disposition d’État d’urgences, Post Tenebras Rock (PTR) et du Groupe de liaison des associations de jeunesse (GLAJ) un bâtiment industriel désaffecté du quartier de la Jonction: l’Usine genevoise de dégrossissage d’or (UGDO). État d’urgences et PTR (le GLAJ a décliné la proposition) inaugurent les lieux en juin 1989, après d’importants travaux.

Villa Fiasko

En attendant, fin novembre 1986 l’association obtient en prêt à usage de la part de la Ville de Genève une villa située rue de Beaulacre 10, rapidement nommée la Villa Fiasko. Le 10 décembre, une convention est signée et des rénovations sont effectuées par des membres du collectif. Dès l’inauguration publique de la villa (14, 15, 16 mars 1986), le voisinage se plaint des nuisances provoquées par les activités organisées. Le 19 juin 1986, après deux pétitions et de multiples plaintes, les autorités municipales ordonnent la cessation de toute activité publique dans la villa, des solutions de repli sont proposées et refusées par État d’urgences. Une nouvelle vague d’action de protestation démarre: les Fiasko-mobiles et les processions à travers Genève.

Il s’agit  pour la plupart d’affiches tirées en photocopies.

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Les affiches de cette dernière galerie constituent une brève sélection parmi toutes celles qui documentent les activités de L’Usine une fois installée dans l’Usine genevoise de dégrossissage d’or.

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